Frottement solide

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  • 1. Observations expérimentales
    • a. Forces de contact

Forces de contact dues aux déformations microscopiques.

Approximation du solide indéformable : les déformations sont négligeables à l'échelle du solide.

Principe des actions réciproques.

Forces normales et tangentielles.

image/svg+xml 1 2 N 1→2 N 2→1 T 1→2 T 2→1

Résultantes de forces distribuées sur la surface de contact.

  • 1. Observations expérimentales
    • a. Forces de contact
    • b. Force d'adhérence (frottement statique)
image/svg+xml Table (référentiel) g F mg T N C

Théorème de la quantité de mouvement appliqué au bloc immobile par rapport à la table :

0→=F→+T→+N→+mg→
F→+T→=0→ N→+mg→=0→

Pas de glissement tant que ∥T→∥< μs∥N→∥ .

μs : coefficient de frottement statique .

Pas de glissement si ∥F→∥< μs mg .

  • 1. Observations expérimentales
    • a. Forces de contact
    • b. Force d'adhérence (frottement statique)
    • c. Frottement de glissement
image/svg+xml Table (référentiel) g F mg T N C V Glissement à vitesse constante

Théorème de la quantité de mouvement appliqué au bloc :

mdv→dt=F→+T→+N→+mg→

À vitesse constante :

0→=F→+T→+N→+mg→

Force de frottement ∥T→∥=μd∥N→∥ .

μd : coefficient de frottement dynamique, peu sensible à la vitesse (μd<μs ).

Les coefficients de frottement sont très sensibles à l'état de surface et aux polluants.

Très grande variabilité des mesures : nécessité d'un traitement statistique.

Ordre de grandeur pour les surfaces sèches : 0,2 à 0,8.

Frottement solide et collé-glissé

  • 1. Observations expérimentales
    • a. Forces de contact
    • b. Force d'adhérence (frottement statique)
    • c. Frottement de glissement
    • d. Aspects microscopiques

Propriétés remarquables :

  • Force de frottement indépendante de l'aire de la surface de contact.
  • Coefficient de frottement peu dépendant des matériaux (\(\mu_s\approx 0{,}5\)).
Jonction N 1 à 10 μm Forces attractives intermoléculaires

Aire apparente du contact : \(A_a\).

Aire réelle du contact : \(A_r\ll A_a\).

Déformation des jonctions sous l'effet de la force normale :

\begin{equation*}A_r=\alpha\Vert\vect N\Vert\end{equation*}

Pas de glissement tant que :

\begin{equation*}\Vert\vect{T}\Vert<\beta A_r\end{equation*}

Glissement par rupture des jonctions : \(\mu_s=\alpha\beta\).

Matériaux peu déformables : \(\alpha\) faible et \(\beta\) grand.

Matériaux très déformables : \(\alpha\) grand et \(\beta\) faible.

\(\mu_s=\alpha\beta\) peu dépendant des matériaux.

  • 2. Modélisation du frottement solide
    • a. Lois de Coulomb

Première loi de Coulomb

La force de frottement statique (force d'adhérence) ne peut dépasser une valeur qui est proportionnelle à la force normale appliquée au corps :

\begin{equation*}\Vert\vect{T}\Vert<\mu_s\Vert\vect{N}\Vert\end{equation*}

Tant que cette inégalité est vérifiée, les deux corps ne glissent pas l'un sur l'autre.

Glissement : le solide 2 est en mouvement de translation par rapport au solide 1.

Vitesse de glissement de 2 sur 1 : V→2/1 , vitesse de translation de 2 dans le référentiel défini par le solide 1.

Si les deux solides sont en mouvement de translation dans le référentiel \(R\) :

V→2/1=V→2/R-V→1/R

Seconde loi de Coulomb

La force de frottement de glissement de 1 sur 2 est de même direction et de sens opposé à la vitesse de glissement de 2 par rapport à 1.

Elle est indépendante de la norme de la vitesse de glissement et varie proportionnellement à la force normale :

\begin{equation*}\Vert\vect{T}\Vert=\mu_d\Vert\vect{N}\Vert\end{equation*}
  • 2. Modélisation du frottement solide
    • a. Lois de Coulomb
    • b. Puissance dissipée

Puissance des forces de contact pour deux solides en mouvement relatif de translation :

P=T→12⋅V→2+T→21⋅V→1=T→12⋅(V→2-V→1)

D'après la seconde loi de Coulomb :

\begin{equation*}P=-\mu_d \Vert\vect N_{12}\Vert\Vert\vect V_2-\vect V_1\Vert\end{equation*}

Force non conservative dissipative : \(P<0\).

  • 2. Modélisation du frottement solide
    • a. Lois de Coulomb
    • b. Puissance dissipée
    • c. Exemple : objet sur un plan incliné
image/svg+xml Support (référentiel galiléen) g α y x

Hypothèse : le bloc ne glisse pas.

Dans le référentiel lié au plan incliné (galiléen) :

T→+N→+mg→=0→

Utilisation des composantes : T→=Txu→x et N→=Nyu→y .

Tx+mgsinα=0 Ny-mgcosα=0

Première loi de Coulomb : |Tx|<μs|Ny| .

Condition de non glissement :

tan(α)<μs

Expérience : augmentation très lente de l'angle.

image/svg+xml Support (référentiel galiléen) g α y x tan(α) < μ s V0 : vitesse initiale

Vitesse de glissement v→=vxu→x .

\(v_x>0\) donc Tx<0 .

Seconde loi de Coulomb :

Tx=-μd∥N→∥

Théorème de la quantité de mouvement :

\begin{equation*}m\frac{d\vect v}{dt}=m\vect{g}+\vect{N}-\mu_d\Vert\vect N\Vert\vect u_x\end{equation*} mdvxdt=mgsinα-μd|Ny| 0=-mgcosα+Ny
dvxdt=g(sinα-μdcosα)

Freinage si tan(α)<μd .

vx(t)=v0-g(μdcosα-sinα)t

Arrêt du glissement lorsque \(v_x=0\).

Pas de freinage si tan(α)>μd